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Questions 41 |
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Placide Gaboury répond à vos questions |
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Est-il possible, avec la même personne, de passer de la passion à la tendresse? (Réponse partielle)
Oui, j'en ai fait moi-même l'expérience. Très souvent ce passage s'effectuera avec une autre personne que celle qu'on aime passionnément (comme je l'ai déjà dit dans la question no 1). C'est une autre étape qui peut du reste être franchie après plusieurs essais d'amour passionnel avec autant de personnes différentes. Eh bien oui, j'étais follement amoureux de quelqu'un qui n'était pas passionnément attiré par moi, mais qui avait pour moi beaucoup de tendresse. J'ai été très brisé quand j'ai dû reconnaître que cette femme n’avait pas la passion qui me brûlait, j'en étais démoli et je croyais voir s'écrouler ma vie. (Cette situation est très commune en amour ou rarement les amants s'aiment avec la même intensité.) Mais avec le temps, alors que son attitude à mon égard resta stable, petit à petit mon attrait physique se mua en grande tendresse. Cela ne prit que deux ans et ne s'est pas démenti depuis. Par conséquent, je sais maintenant que le passage de la passion à la tendresse est possible avec la même personne.
Définissez pour moi l'âme-sœur ?
Ce n'est pas l'homme idéal ou la femme de rêve que tu espères rencontrer. C'est autre chose. Chacun de nous fait partie d’une série d’existences qui sont reliées à une entité initiale. Lorsque celle-ci sort du créateur, elle peut se multiplier, se décupler comme un œuf ou une cellule qui se subdivise. Toutes ces entités font alors partie d’un seul ensemble. Or, nous pouvons avoir plusieurs de ces entités vivant simultanément leur vie sur cette terre (ou ailleurs). Si nous rencontrons l'une d’elles, nous y retrouverons notre image. Ce sera l’âme-sœur.
Un moment donné, après de longues et grandes épreuves, après de nombreuses et fécondes vies, on s'aperçoit que la vie est surtout dans l'invisible. Ce que nous en laissons paraître est comme la frange d'une robe. Nous appartenons à une famille d’êtres circulant entre terre et ciel, qui nous entourent nous chérissent, nous protègent et nous instruisent. Il y a communication constante. conversation continuelle, les rapports ne cessent pas avec ceux que nous avons connus et aimés. Il y a communion innombrable et affairée, comme un tissage dans les deux sens. Pas de séparation, pas de mort, pas d'abandon. Jamais nous ne quitterons cet univers.
Mais ici-bas, nous ne pouvons voir qu'à travers de la chair et la matière nous tient captive dans son épaisseur et son opacité. Il faut parfois même fermer les yeux pour simplement voir la mer, le soleil ou les grands espaces. Mais c'est alors que le cœur s'allume et reconnaît son monde, la grande famille humaine. |
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Tu ne sembles pas donner beaucoup de valeur à la famille, à l'amour parental? (Réponse partielle)
La famille est un nid qu'on doit quitter. On ne vit pas en fonction tout d'abord de ses parents, de même que les parents ne vivent pas uniquement en fonction de leurs enfants. C'est ce que je rappelais en distinguant entre l'amour des amants et la fonction parentale. Les personnes qui ont engendré des enfants continuent leur parcours et leur croissance. Ils ne sont plus des parents lorsque les enfants deviennent adultes: ils reprennent leur rôle de chercheurs. de pèlerins, d'individus en croissance ou de couples en transformation. L'aventure amoureuse est ce lien qui sous-tend toute la vie et dont la fondation d’une famille ne serait qu'un épisode.
Plusieurs craignent de vraiment quitter leurs parents, ils cherchent ceux-ci dans toutes les figures d'autorités, même dans leur partenaires. Mais on ne peut reculer, on est toujours projeté hors d'un passé qu’on voudrait choyer, encadrer, perpétuer. Le rôle des parents est de donner aux enfants ce qu'il leur faut pour que ceux-ci restent fidèles à eux-mêmes, pour qu'ils croient en eux-mêmes, pour qu'ils s'aventurent sans crainte, bâtissent leur vie et forgent leur voie. Leur geste le plus important consiste à pousser les enfants hors du nid. Car les parents aussi ont à poursuivre leur croissance en laissant aller ce qui est fini, pour entreprendre une autre étape d'évolution. Les enfants n'appartiennent pas aux parents, mais à la Vie. S'il y a tant de possessivité chez les parents, c'est qu'ils sont souvent encore pris dans l'amour-passion et qu'ils n'ont pas atteint l'amour-tendresse qui leur permettrait de vraiment éduquer leurs enfants. En étant dans l’amour-tendresse, ils laisseraient partir leurs enfants.
Il faut aussi dire que les enfants d'aujourd’hui vivent davantage parmi leurs pairs qu'à travers les liens de famille. C'est ainsi que lors d'un divorce, les enfants peuvent mieux et plus vite qu'on ne pense, retomber “sur leurs pattes”, puisque leur vie est plus centrée sur leurs camarades que sur leurs parents. (Cela, beaucoup de parents ont de la peine à l'accepter.) Mais il faut monter plus haut pour replacer tout cela dans son cadre réel.
Avant d'intégrer son corps, l’enfant a choisi ses parents. Non pas au moyen de sa raison mais au niveau de son cœur, c'est-à-dire dans la sagesse profonde et universelle de son être. La divine sagesse dans l’entité a choisi, avec le consentement de celle-ci, son rôle, son évolution, ses épreuves et ses leçons, puisque ce programme est dressé avec sa permission et qu'il est accepté avant la descendre. Cette sagesse intérieure a donc choisi la religion et l'éducation, la situation économique ainsi que les conflits qui opposeront l'enfant aux parents et qu'il n'avait pas encore réglés. Il a donc également accepté le milieu ou un divorce pourrait avoir lieu.
Ainsi peut-on dire que les enfants ne naissent pas innocents. Ils sont grevés d'un passé et d'un programme à réaliser. Mais si au début ils ont l'air innocent et si adorable, c'est que leur dépendance totale attire notre pitié et notre tendresse. Mais en fait. l'entité qui est complètement présente est paralysée par cette forme. Le corps, instrument de la conscience, n'est pas développé. il ne peut articuler les subtilités de l'esprit, étant donné que lui manquent encore la coordination des muscles, la parole, la capacité de se tenir debout et de marcher, qu'il n'a pas l'usage de sa raison et de son sexe. Lorsque tout sera déballé, déplié et développé, ce qui était contenu sera devenu évident. Et ce qui se verra alors, c'est qu'il y avait chez l'enfant telle tendance, tels défauts, telles qualités, tels dons et telles faiblesses. Ce n'est pas parce qu'on ne voit qu'une semence, que l'arbre n'y est pas déjà. |
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La susceptibilité peut-elle être à l’origine de l’insociabilité; si oui, comment la surmonter ?
La susceptibilité est reliée à l’illusion d’être parfait, irréprochable, ou à l’aspiration à cette perfection. C’est une incapacité de pardonner, ce qui fait que dès qu’on fait allusion à (ou qu’on vous reproche) une faiblesse, une erreur, vous montez sur vos grands chevaux, en position d’attaque ou vous rentrer dans votre coquille. Se voir de façon juste est ce qui permettrait de corriger cet excès.
C’est un obstacle à la sociabilité, puisque celle-ci est basée sur le sentiment que nous sommes semblables, inter-dépendants, donc imparfaits. Celui qui se voit plus haut ou meilleur que les autres ne sera pas aimé ni accepté. Il ne se fond pas dans l’ensemble, il n’accepte pas d’être un parmi tant d’autres.
Tout semble venir d’un jugement que l’on porte sur soi-même qui peut venir de parents sévères et très exigeants. La réaction susceptible est comme un corps qui ayant reçu trop de coups, devient ultra-sensible et toujours en état de dépense.
Mais c’est soi-même qui se juge et s’oblige ainsi, même les parents n’ont plus rien à dire : il faut reprendre en main sa vie, ce qui veut dire mettre de côté plusieurs choses apprises des parents. Toute croissance intérieure est finalement de l’auto-éducation, qui est la véritable éducation.
Je vous suggère de renoncer à la perfection. (Vous pourriez lire ‘’La fidélité à soi’’(Quebecor) que j’ai écrit dans ce sens.)
Il s’agit d’être accordé à soi, de s’accepter tel qu’on est, de s’attendre à faire des erreurs, à commettre des fautes. Nous sommes appelés à devenir humains et non des saints. Apprenez à vous pardonner. Places-vous devant votre miroir avant de vous coucher et répétez-vous tout haut : ‘’Je t’accepte telle que tu es,(nom), et je te pardonne tout ce que tu as fait; je t’aimerai toujours’’. |
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Si quelqu'un s'aperçoit qu'il subit une vie plus difficile qu'il ne peut supporter, est-ce qu'il peut quelque chose pour s'en sortir ?
Si l'on juge sa vie insupportable, c'est qu'on le fait avec la raison, avec l'esprit d'analyse ou avec l'émotion (la révolte, le dégoût, la culpabilité). Ce n'est pas avec notre Conscience Supérieure (le Divin) qui ne peut suggérer une telle attitude puisque c'est Elle qui, entre les deux vies, a déterminé les étapes et épreuves de la vie à venir. Cependant, si au lieu d'écouter la sagesse qui en nous suggérait de ne pas s'incarner à tel moment on a écouté notre désir de descendre sur terre sans tarder, on se trouve bien sûr dans une situation qui paraîtra impossible.
Mais toute la tradition spirituelle affirme qu'on ne reçoit jamais une charge qu'on ne puisse supporter. Il faut du courage pour vivre sa vie. Tu peux te sentir incapable d'en assumer la charge, mais peut-être que tu l'as reçue précisément pour dépasser ce défaitisme et ce manque de force. Tu devras puiser au fond de toi, là où se tient ton Dieu l'énergie qui se cache et qui attend que tu la découvres. Il faut la demander. |
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Pourquoi tant de blocages sexuels? Comment s'en sortir? Comment se laisser aller à aimer, à se laisser aimer?
L’énergie sexuelle, tout comme l'émotion ou la pensée, a besoin de s'exprimer, de s'exercer, d'être communiquée. On devra regarder bien en face les frustrations sur ce plan, afin de les assumer. Durant l'enfance ou l'adolescence (ou dans une autre vie), les traumatismes ont fixé les habitudes de peur, paralysant ainsi la capacité d'aimer. Il faut donc les dénicher et soigneusement les entourer de tendresse, de pardon, de compréhension. Plusieurs thérapies se prêtent à ce décapage : le rebirthing (avec une personne compétente), la catharsis, la psychothérapie (avec des personnes ouvertes sur le spirituel), le massage en profondeur comme le rolfing ou le trager. Mais ces thérapies ne seront efficaces que si le sujet n'est pas sérieusement déséquilibré émotivement. Peut-être faudra‑t‑il commencer par agir sur les corps énergétiques, sur le champ astral émotif, comme le fait par exemple Simone Wilker à Montréal. Par les traitements de ces couches subtiles et au moyen de l'homéopathie, de l'auriculo-médecine, ainsi que des essences de fleurs, elle parvient à stabiliser les émotions, à stimuler un organe paresseux, à rétablir l'activité d'un chakra.
Pendant et après les traitements, le sujet doit apprendre à s'assumer lui-même, à se pardonner, à s'aimer tel qu'il est à habiter toutes les parties jadis refusées. C'est un travail où il ne peut être remplacé et les techniques ne sont utiles que si elles le poussent et l'aident à l'entreprendre.
Se laisser aller à aimer ne vient qu'après avoir reconnu, accepté et enlevé les obstacles ou les habitudes qui nous ont empêchés de nous laisser aller, et qui nous ont maintenus dans la raideur, la constipation affective, avec «un dix sous bien serré entre les deux fesses». Ce qui te retient, c'est la peur, toujours la peur. Et de qui as-tu peur? De toi, des parties en toi que tu refuses, que tu ne veux pas regarder parce qu'elles sont trop pénibles, des agressivités terribles et des rages haineuses qui grondent sournoisement. Tu as peur de refaire le même voyage, de succomber aux mêmes pièges. Tu as tellement donné de place à ces choses, que le meilleur de toi, le plus beau et le plus vrai, s'est éclipsé. Regarde maintenant ce qui est bon et beau en toi.
Désormais, tu n'as qu'à laisser passer les nuages qui bloquent le soleil, pour reconnaître enfin que le soleil c'est ton vrai visage, l'oeil de ton coeur, la couleur de ton âme. C'est à toi de jeter de la lumière sur tout ce qui est en toi. C'est toi qui décides.
Tu n'as pas besoin de vivre dans ton passé. Ce passé n'existe que dans la mesure ou tu veux encore le porter, mais dés que tu le largueras, il se détachera et disparaîtra. Dés que tu aimes ton être, ta vie, ton passé donc, tu récupères tout, et tout rentre dans le présent, tout devient actuel et positif. Tout travaille alors en ta faveur. Tu as donc le pouvoir de changer tout signe négatif en positif. C’est cela s’aimer. |