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Placide Gaboury répond à vos questions |
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Comment savoir au sujet de mon existence que je suis sur la bonne route ? (Réponse partielle)
Écoutes-tu tes émotions, tes intuitions, ce que tu sens être juste, bon et généreux? Fais-tu ton possible ? Fais-tu ton travail du mieux que tu peux ? Te pardonnes-tu ? Aimes-tu ? Juge-tu les autres? Les réponses que tu donnes à ces questions diront si tu es sur la bonne route. Cela peut paraître naïf et “quétaine” de dire qu’il faut faire le mieux possible son travail, mais la vie spirituelle n’est rien d'autre que la vie vécue dans sa plénitude et le rôle que l'on a à jouer constitue un instrument de choix.
Comment fait-on la purification de soi, comment arriver à un amour de soi, c'est-à-dire à être heureux et en parfaite santé ?
On s'unifie en reconnaissant toutes les parties de soi-même, tout ce qui nous divise, les tiraillements, les tensions, les divorces internes. En acceptant de se rassembler par le pardon et l'acceptation, on redevient petit à petit unifié. Même chose pour le bonheur. On devient heureux en regardant en face ce qui nous rend malheureux, pour enfin l'accepter et ainsi le changer.
Le vrai bonheur est dans l’acceptation à la fois des “malheurs” et des “bonheurs”. On pense pouvoir être heureux en refusant ce qui arrive de désagréable, en écartant les événements et les personnes indésirables. Mais c'est le contraire. On doit laisser être ce qui est. La santé est tout d'abord affaire d'attitude : si on se déteste et s'en veut, si on entretient de la culpabilité sans se pardonner, le corps va réagir négativement : il y a guerre civile en nous et c'est alors que le virus envahisseur va “occuper” le pays. La santé parfaite n'est pas nécessairement l'effet de la transformation intérieure, dans certains cas où, malgré un état de sainteté, le karma semé dans le passé doit se manifester dans la vie présente. Ce n'est pas la santé parfaite qui importe tellement, que la capacité d'aimer sans condition. Même les gens en santé finissent par mourir. Cependant, il est préférable que le corps soit le plus respecté possible afin que durant le trajet, il rende de bons services.
Toutes les choses que vous avez dites sont très bien, mais COMMENT y arrive-t-on ?
1. En vivant d'instant en instant ce que la vie nous demande et nous donne.
2. En observant ce qui se passe en nous pour reconnaître nos blocages émotifs.
3. En méditant et priant pour apprendre à écouter le maître intérieur.
4. En apprenant à s'aimer sans condition. |
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Quelles sont les lois divines? (Réponse partielle)
Tout d'abord ce sont les lois de l'univers physique : il y a des choses qui existent indépendamment de nous et de notre volonté et dont le comportement doit être respecté. On ne fait pas ce qu'on veut de la nature. Il y a des corps durs, chauds, rigides, il y a des comportements inchangeables : le ciment et la pierre doivent être durs, autrement un coup de poing rendrait toute structure impossible. Mais cela veut aussi dire qu'on ne peut donner des coups de pied, de poing ou de tête à une masse dure telle qu'un mur de béton, sans en recevoir du mal. Chacun ses propriétés. Même chose pour le feu : on ne met pas ses mains sur un élément chauffé à blanc. Ce n'est pas prévu dans le plan des choses que nos corps entrent violemment en contact avec les surfaces trop dures, trop chaudes, trop piquantes (cactus, aiguilles, porc-épic), trop coupantes (scies, lames, etc.). Dans le corps même, il y a des lois évidentes, on ne peut manger ce que l'on veut ou quand on le veut, tout n’est pas digestible. Par le corps (on ne consomme pas de l'acier, tout de même). Le corps exige aussi des liquides (ni trop chauds ni trop froids), de l'exercice (pas trop violent), du repos (pas trop excessif), de l'oxygénation et une diète équilibrée.
Il y a aussi d'autres lois : on a le genre de tempérament, de corps, d'émotions et de pensées prévu par notre karma passé, comme un effet qui suit une cause. La loi du karma est une loi divine : nos actes nous suivent et la responsabilité de ce qu'on a fait et de ce qu'on fait nous incombe totalement. Ce que le Divin fait, c'est laisser l'homme libre de son agir en lui donnant une liberté à l'intérieur de certaines limites, celles des lois universelles ainsi que celles imposées par l'homme lui-même. Le divin, c'est la permission d'explorer, c'est la possibilité illimitée à l'intérieur de limites définies. On nous permet de faire toutes les erreurs que l'on veut, car l'humain récoltera malgré lui les fruits de ses actes et ainsi apprendra à s'accorder à l'univers et à y prendre sa place.
Il y a également la loi de l'impermanence, reconnue par Héraclite et les Bouddhistes : tout ce qui est composé se décompose, rien ne dure. Une autre loi ésotérique (c'est-à-dire non perçue par la raison et les sens) : que tout ce qui est en haut (dans le spirituel) est comme ce qui est en bas (dans le matériel). Les choses étant toutes unies par leur source, toutes issues du même principe, et exprimant la même énergie (une autre loi), il suit que la structure de bas est la même et qu'une même logique organisatrice régit tout dans l'univers.
Une autre loi universelle a trait à l'équilibre des forces : tout est ambivalent ou complémentaire ou en opposition dans le monde physique. Il y a partout du fort et du faible, de l'ombre et de la lumière, du mou et du dur, du féminin et du masculin, de l'intérieur et de l'extérieur, tout est en équilibre instable, en croissance, et à cause de cela, rien n'est fixé, rien n'est définitif, rien n'a dit son dernier mot. Et cependant, il y a une stabilité dans l'être, sinon dans ses apparences. Celles-ci bougent sans cesse, comme un essaim d'abeilles, mais la structure derrière, l'ossature des choses, est stable et n'est pas atteinte par la mort. En fait, il n'y a pas de mort, seulement des mutations incessantes. Voilà aussi une autre loi de l'esprit. |
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Comment faire la différence entre la Volonté et ma volonté ? (Réponse partielle)
Quand l'autobus ne vient pas au moment où je le veux, quand j'attends un chèque qui n'arrive pas, quand mon enfant refuse de se comporter selon mes directives, lorsque mon partenaire pose des gestes qui m'offensent, lorsqu'il pleut au moment où on va pique-niquer, que les assurances refusent de payer, qu'une panne se produit, alors on reconnaît que notre volonté a été contrariée. Or, c'est quand elle est contrariée qu'on la reconnaît. C'est donc que tout ce qui nous contrarie montre, par la négative, que notre volonté est opposée à Ce Qui Arrive. Lorsque l'événement produit de l'émotion (haine, colère, rancune, impatience), on sait qu'on n'est pas dans Sa Volonté mais bien dans la nôtre. Ma volonté n'est pas libre, pas plus que mon intellect, aussi longtemps qu'elle est dominée par des émotions. On ne fait pas ce qu'on doit, on ne comprend pas comme il faut aussi longtemps que les préjugés émotifs brouillent notre conscience.
En d'autres termes, ce n'est pas habituellement l'amour inconditionnel qui nous motive, parce que, pour aimer de cette façon, il faut avoir dépassé la peur et la possessivité. Tout ce qu'on veut peut être plus ou moins dommageable pour soi et autrui, mais ce qui inspire notre volonté n'est pas pur si on agit par peur, vengeance ou cupidité.
Il est légitime de chercher du plaisir et du confort, mais si à un certain moment, on sent que cela nous ramollit, nous rend casanier, peureux, c'est qu'on est devenu la proie de ses habitudes égoistes. Il est évident alors que se faire plaisir, ce qui en soi est bon, peut devenir un blocage à l'épanouissement. Tout est affaire d'équilibre. La souplesse est nécessaire pour s'unir à La Volonté. La raideur, la révolte, l'insoumission à ce que nous sommes et à ce qui nous arrive va nous maintenir dans un état conflictuel, avec des bribes de bonheur sur un fond permanent de tourment.
Pourquoi n'avons-nous pas été créés parfaits, ce qui nous éviterait de passer par l'apprentissage de l'incarnation ? Que s'est-il passé pour qu'on s'isole de l'unité ?
Regarde ta vie présente et tu comprendras. Pourquoi actuellement n'écoutes-tu pas ton Divin, pourquoi écoutes-tu plutôt ton ego, ta raison calculatrice ? Parce que justement le goût d'avoir raison et de dominer, l'attrait des passions, des émotions, des choses physiques, des possessions, de l'avoir et de la sensualité sont plus forts que tout et qu'il faut avoir traversé ces attraits avant de pouvoir y renoncer pour des attraits plus élevés. C'est ce que l'esprit expérimente en s'incarnant. Ne regarde pas vers le commencement qui se perd indéfiniment dans le temps : tout se trouve en toi présentement. |
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Pourquoi faut-il souffrir pour apprendre ? Si on est d'essence divine, qu'est-ce qui fait que l'on doit vivre tant d'échecs pour retrouver notre divin ? Pourquoi ça doit marcher ainsi ? (Réponse partielle)
Reconnais-tu tout d'abord que c'est ta raison pleine de doute qui pose cette question ? Et que le temps que tu perds à t'appesantir sur ce genre de problème, te permet d'éviter d'avoir à le résoudre dans le concret, en le vivant au lieu de le penser ?
Notre vie terrestre n'est pas donnée ni prévue pour la souffrance. Cependant, comme on n'apprend que difficilement à respecter les lois et les exigences de cet univers, en commençant par son propre corps, on attire des réactions immédiatement négatives. En posant un doigt sur un élément de surface, l'enfant se brûle, c'est ainsi qu'il apprend, car il n'apprendra pas simplement à se faire dire qu'il ne doit pas agir ainsi. On a besoin d'expérimenter, de vérifier, de vivre ses questions et réponses.
C'est certainement ainsi dans le domaine des émotions et de l'amour en particulier. En répandant du poison sur les plantes, on se fait envahir par encore plus d'insectes et on mange des fruits plus malsains encore. Tout ce qui n'est pas respecté, mais obtenu par force, par torture, ce qui est dominé ou possédé avec passion va produire de la souffrance. Tout ce qui est négatif en nous (pensée, émotion) va aussi recevoir du corps une réponse semblable.
La souffrance devient le doigt qui pointe vers le mal en nous. C'est parce qu'on entretient et répand le mal en nous et autour de nous que l'on souffre. Heureusement que la souffrance nous sert de pédagogue : elle nous dit comment on manque aux lois, à l'ordre universel. Heureusement que la souffrance peut servir à nous remettre en question, à nous faire changer de cap, à nous regarder en face. Car si elle n'était pas là, comment pourrions-nous apprendre?
Faut-il absolument souffrir pour évoluer spirituellement ? Aidez-moi à comprendre pourquoi on doit souffrir ?
Pourquoi demander cela abstraitement ? Ce n'est pas ‘’on’’ qui souffre, mais toi. Pourquoi toi, souffres-tu ? Si tu te poses sincèrement cette question, tu commenceras à comprendre que souffrir est une réaction à une action humaine, à ton action à toi, et que si tu trouves en toi du négatif, tu as déjà ta réponse. |

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