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Placide Gaboury a publié quelque 60 ouvrages sur les arts, la sagesse, la science et la spiritualité, l’envoûtement des croyances, la difficulté de vivre, l’autonomie individuelle, la propagande. Avec le temps, il simplifie de plus en plus sa vision des choses : pour lui, la vie spirituelle est " ce qui se fait en nous sans nous ".
Placide Gaboury est un auteur qui sonne juste. Il s'exprime de façon claire et simple, à la portée de tout le monde. Ce qui est rare dans le domaine spirituel. Un nombre croissant de lecteurs québécois et européens s'abreuvent à cette source parce que l'auteur parle le langage du temps, d'un temps d'ouverture, d'exploration libre, d'intériorisation. Les gens ont besoin de se retrouver, de redécouvrir leur coeur, le sens de leur vie, l'unité de leur corps et de leurs émotions, de leur tête et de leur coeur. Ils veulent comprendre qui ils sont. Ils veulent croire en eux-mêmes et reprendre espoir. Ils cherchent à retrouver la confiance et la grandeur d'âme de leur enfance, au-delà des dogmes, des Églises, des défenses et des peurs. Au-delà des manipulations ecclésiastiques. Ils veulent redécouvrir le lieu intérieur. Ils veulent retourner à leur source intime, à la vie spirituelle qui veille en eux. Et, ils sont prêts à tout dépasser et traverser pour la retrouver. |

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de votre visite |

Se poser les vraies questions
Chacun de nous est appelé à trouver un moment de sa vie où se poser les questions essentielles : Qui suis-je? Où vais-je? Quel est le sens de tout cela? Le regard de l’âme est ce qui permet de voir en face la réalité telle qu’elle est. C’est cette perspective qui donne la force d’accepter le dépérissement de ses forces et de ses charmes, en reconnaissant dans tout ce qui nous arrive, des leçons de croissance, des étapes d’apprentissage, plutôt que des tragédies inacceptables et incompréhensibles.
Ce regard vient de la source en nous, d’où nous viennent la vie et l’intelligence. Il considère le corps comme un instrument et les rôles de la vie comme des prétextes pour se former. L’âme est en nous acceptation de ce qui est. Elle a la clé de l’aventure terrestre. Avant de s’incarner, elle a déjà accepté le corps et les rôles qu’il jouera. Elle sait que tout ce qui naît doit mourir et elle le sait justement parce qu’elle ne naît pas et ne meurt pas. Elle voit pour ainsi dire d’un point de vue éternel, hors du temps et de l’espace, en même temps qu’elle est complètement plongée dans le tourbillon de l’existence, dans un corps mortel, limité dans ses forces et ses capacités.
L’âme est ce qu’il y a de plus important dans notre vie. Pourtant, son importance n’apparaît pas au début. Même son existence est complètement voilée à la naissance – on ne sait même pas qu’on est en vie – et elle demeure ignorée pendant longtemps, voilée sous des feuilletés d’habitudes, d’attaches, de pouvoirs et de soucis.
Mais comment alors fait-on pour y accéder? C’est une question de maturité. Or, la maturité ne se commande pas, elle ne se transmet pas (comme on remettrait `quelqu’un les clés d’un appartement), ni ne s’explique. Il y faut l’expérience de la vie et une capacité d’y découvrir les leçons que les épreuves nous cachent. |
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« Les textes que vous trouverez sur ces pages sont des extraits
de Rentrez chez-soi (de Mortagne, 1988)
et Les chemins de l'amour (de Mortagne, 1989),
qui contiennent quelques réponses aux questions que vous m'avez posées lors de mes conférences et sur internet. Il y a vingt façons de répondre à ces questions. Peut-être qu'aucune n'est la bonne. Je vous offre donc mon point de vue tiré de mes expériences et rencontres, de mon vécu et des mes lectures. Je ne parle au nom de personne, je n'ai pas d'Église, de système organisé financièrement cossu, je n'ai que ma parole et mon expérience, ma vie. » |
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Placide Gaboury est né au Manitoba en 1928. Il entre chez les Jésuites en 1949, où il enseigne dans diverses universités, surtout à l’Université Laurentienne en Ontario. (Pendant ce séjour, découvre les Objibwy, une tribu amérindienne.) Il quitte les Jésuites après 34 ans en 1983, il continue d’enseigner par ses livres et ses conférences. |
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Durant les conférences que j’ai données à travers le Québec depuis quelques années, j’ai l’habitude de dire que la période de questions qui suivra après l’exposé est la partie la plus importante de la soirée. En effet, les questions de l’auditoire – vos questions – me permettent à la fois de préciser et d’enrichir mon propos en même temps que de répondre plus spécifiquement à certains problèmes ou interrogations personnelles des participants que la conférence, dans son aspect officiel et général, aurait pu escamoter.
Il faut ajouter que, puisque la différence entre discours et écriture est assez importante, il est entendu que les réponses orales que j’ai fournies au cours de ces conférences ont dû être révisées et complétées, afin de présenter un texte plus clair, structuré et mieux développé. La forme aura donc subi quelques changements, mais la pensée et le fil de arguments s’y retrouvent intacts. |

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« Frequently Asked Questions » |
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2008 |
