Pour se guérir,

 

il faut être conscient

 

 de la façon

 

dont on

 

 s'est rendu malade

Chacun des cancéreux semble avoir souffert d'un rejet ou d'un abandon, et la maladie semble être apparue entre six et dix-huit mois après un deuil ou une peine d'amour. C'est cette recherche qui a poussé Carl Simonton et son épouse à publier "Guérir envers et contre tout", qui décrit les victoires contre le cancer et la guérison de l'âme qui s'est avérée encore plus importante que celle du corps.

 

Les enfants peuvent se rendre malades pour obtenir l'amour de leurs parents. Lorsque le parent dit à l'enfant: "Ne pleure pas", ou lorsque la mère dit à sa voisine: "C'est un ange, jamais on entend pleurer cet enfant", l'enfant, de peur d'être davantage rejeté, va développer l'idée que pleurer est mauvais puisque cela éloigne l'amour du parent. Il s'arrangera donc pour refouler ses larmes, ce qui produira des maladies telles que la sinusite ou l'asthme. Des directives lui indiquant que l'enfant ne doit pas être ce qu'il est, c'est-à-dire qu'il ne doit pas exister, ("Ne fais pas ça", "Pourquoi tu es comme ça?", "Tu me casses les pieds", "J'aurais jamais dû avoir d'enfants"), se traduiront éventuellement par une leucémie ou des accidents mortels. De même, un enfant dont on dit en sa présence: "Mais fais-lui attention, tu sais qu'il n'est pas aussi costaud que toi", développera l'anémie et une maladie chronique de façon à plaire à sa mère, c'est-à-dire pour en être aimé. C'est le cas de dire qu'on se rend malade d'amour.

 

Pour se guérir, conclut le docteur, il faut être conscient de la façon dont on s'est rendu malade, exprimer l'émotion qui, refoulée, a causé la maladie, ensuite pardonner: "Je m'aime et je comprends pourquoi mes parents m'ont traité de cette façon". Ainsi donc, les couches d'habitudes initialement accumulées par le désir de se faire aimer, peuvent créer une maladie chronique. En effet, l'état du corps est le premier indice du karma. En regardant son corps, chacun peut apprendre à y lire les blocages émotifs, les désirs d'amour frustrés, le feuilleté de rêves enfouis. Notre corps est notre tableau de bord, nos archives concrètes, notre bilan immédiat. Il s'agit d'apprendre à lire pour que toutes les couches de vies antérieures se dégagent, se déplient et s'expliquent. Mais si plusieurs spécialistes renvoient au début de l'enfance la plupart des maladies et difficultés karmiques, il existe une source beaucoup plus éloignée que celle-ci, car l'enfance est déjà la suite de quelque chose: l'enfant ne naît pas innocent. C'est donc dans les vies antérieures que les modèles récurrents sont tissés et fixés.

 

Quand on a trop mangé et que l'estomac fait mal, il y a une leçon à apprendre. Quand on a manifesté de la haine pour quelqu'un et que cela fait mal dans la région de la poitrine, il y a une leçon à apprendre. Et quand on a refoulé une émotion de colère ou de passion amoureuse, le mal que cela nous fait au ventre, est également une leçon. Et quelle est la leçon? Qu'on ne peut impunément briser l'harmonie de la vie. Il y a des lois à respecter. Les conséquences suivent les actes comme le tonnerre l'éclair, comme les ondes se répandent autour d'une pierre jetée à l'eau. Ces souffrances sont celles qu'on s'impose soi-même. Mais il y en a d'autres que l'on peut recevoir de l'extérieur, les pertes de réputation, de personnes aimées, d'argent, d'emploi, de santé, les accidents, le feu, la persécution et dans certains cas, la torture. S'il est clair qu'en enfreignant aux lois d'harmonie on s'attire la souffrance, comme lorsqu'on mange trop ou mal et que l'estomac ou le foie nous font souffrir. Il se peut aussi que la souffrance reçue de l'extérieur soit due aux manquements antérieurs et tout ce que nous faisons en subissant les coups de la vie, c'est recevoir les conséquences de nos actes passés. On voit les ondes se répandre autour d'une pierre qu'on a un jour jetée à l'eau. Peut-être que c'est ici que la souffrance peut prendre un sens.

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Placide Gaboury

Les causes de la maladie